ELECTION PARTIELLE DU 3 JUIN 2018 

résultats du premier tour

 

 

INSCRITS : ........................493

VOTANTS : ........................164

BULLETINS NULS : .............76

 

NOMBRE DE VOIX OBTENUES PAR André ABADIE : 88

 

Le candidat a obtenu la majorité des voix, mais en nombre inférieur aux 25% du nombre des inscrits requis pour être élu. 

Il n'est donc pas élu.

 

 

Un second tour de scrutin a eu lieu le dimanche 10 juin.

 

voici les résultats :

VOTANTS :       109

VOTES NULS :    38

NOMBRE DE VOIX OBTENUES PAR ABADIE André : 71

 

                  

 LA DEPECHE DU MIDI

Publié le 12/06/2018 

 

L'élection d'un conseiller loin de résoudre la crise politique

 

 Le 2e tour de l'élection municipale organisée à Cieutat pour désigner six nouveaux conseillers municipaux, suite à une série de démissions dont celle du maire, n'a pas connu de rebondissement. Sans surprise, André Abadie, seul candidat en lice, a été élu, dimanche 10 juin, et ce avec 65 % des voix sur 109 votants. Soit seulement 14 % sur l'ensemble des 493 électeurs. Pour autant, avec l'élection d'un seul conseiller pour les six postes laissés vacants, le sort du conseil municipal est loin d'être fixé et l'identité du nouveau maire est plus que jamais incertaine.

 

En temps normal, à l'issue de l'élection, le conseil municipal se réunit pour élire le maire. à Cieutat, les élus sont dans l'attente de la suite qui sera donnée. «La décision se fera au niveau de la préfecture. Déjà, il faut un nombre impair d'élus. Là, on est dix», nous expliquait, dimanche, le 1er adjoint, Sébastien Cazeny, qui, depuis la démission du maire Edmond Prottung, assure l'intérim. «J'assure mon rôle, le budget a d'ailleurs été voté lors du dernier conseil, mais je ne veux pas être maire», nous a-t-il confié à l'issue d'un scrutin qui n'aura pas déplacé les foules. Ils étaient 164 au 1er tour (33 %) et 109 au second tour (22 %) à avoir glissé leur bulletin dans l'urne.

 

«C'est un devoir», nous disait une électrice cieutatoise à la sortie du bureau de vote, non sans cacher son désarroi. «Il faut que les choses reprennent. Des différends, il y en a dans toutes les communes mais cette haine, on n'a jamais vu ça à Cieutat. Ca touche tous les domaines et on la ressent au quotidien», déplorait une habitante qui espérait une relève par la jeunesse. «Nous, on a plus de 70 ans. Il faut des jeunes, il y en a pas mal dans le village. Ils connaissent les nouvelles technologies et leur tâche en est aujourd'hui facilitée», a-t-elle ajouté. «Moi, j'ai fait plus de trente ans au conseil», l'a rejoint un autre villageois, plus que déçu de cette situation inédite. «Il y a tellement de cicatrices, il faudra une génération pour remonter la pente», s'inquiétait une jeune femme, avant de glisser : «Il y a des anciens maires qui doivent se retourner dans leur tombe». Quant aux 600 habitants que compte le village, ils désespèrent.

 



 

LA DEPECHE DU MIDI  

Publié le 05/06/2018 à 03:47

6 postes, un seul candidat et aucun élu, faute de voix

Élections municipales à Cieutat

Suite à la démission de six élus (sur quinze) au sein du conseil municipal de Cieutat, dont celle du maire de la commune, les électeurs cieutatois étaient, dimanche, appelés aux urnes pour élire six nouveaux conseillers. Le seul candidat en lice, André Abadie, n'a réuni que 88 voix sur 493 inscrits (17,84 %), insuffisant pour être élu au premier tour (minimum 25 %). Son élection serait toutefois assurée lors du second tour, dimanche prochain. Sauf surprise. D'autres candidats pourraient aussi se déclarer d'ici là.


Des années de cacophonie

 

Après plusieurs mois, voire années, de cacophonie et des tentatives de médiation par les services de l'État, les habitants de ce village de 600 âmes aspiraient, enfin, à un retour à la normale. Ou du moins à retrouver un peu de sérénité après la discorde qui a rendu impossible tout travail d'équipe au sein d'un conseil municipal disloqué. «Les conseils municipaux sont devenus le théâtre d'affrontements», a résumé la préfète lors d'un point presse, fin mars. Avec un seul volontaire pour le poste de conseiller et un taux de participation de seulement 33 %, force est de constater que ni les candidats ni les électeurs ne se sont bousculés pour tenter de redresser la situation.

 

Rappelons que le maire élu en 2014, Edmond Prottung, a démissionné, en ce début d'année, tout comme une partie de ses conseillers, dont André Abadie. Depuis, c'est Sébastien Cazeny (élu quatrième adjoint en 2014) qui a pris le relais. Mais l'apaisement apparent n'a pu cacher les tensions persistantes.

 

Aussi, peu étaient enclins «à vouloir entrer dans cette arène», comme nous le confie A. Abadie. «Cela aurait été plus facile avec une liste complète», estime cet ancien maire de la commune (2001-2008) qui s'est présenté en 2014 sur la liste d'E. Prottung.

 

«La majorité des habitants du village n'étant pas native du village, j'ai pensé juste de soutenir un candidat venu de l'extérieur. Je me suis donc présenté sur la liste d'E. Prottung», se souvient-il, avec un regret dont il ne se cache pas aujourd'hui. «J'ai fait mon «mea culpa» et j'ai démissionné pour remettre mon mandat entre les mains des électeurs, ne serait-ce que pour susciter d'autres candidatures. Il fallait que les choses soient claires pour les habitants. On a déjà perdu assez de temps. On a commencé à alerter sur la situation dès 2016, en vain», indique-t-il. Et s'il n'est guère surpris des résultats de ce premier tour, il déplore «les noms d'oiseau figurant sur certains bulletins».

 

V. T.

 

 

 

REACTION DES LECTEURS :

  

marco 65, il y a 3 heures - le 05/06/2018 à 14h50

 

Que font les autorités de tutelle, j'entends la prefecture?? Elle devrait s'apercevoir qu'il faut "debarquer" tout ce beau monde… Et tout cela depuis 2016!! Cette commune est à la derive, et on continue d'appliquer un cataplasme sur une jambe de bois!!!